Une 125 au look vintage, c’est d’abord une affaire de style : phare rond, réservoir bombé, selle plate. Sous la peinture, les écarts de finition et de prix restent nets. Pour la plupart des acheteurs, l’Orcal Astor 125 et la Mash Seventy 125 forment le meilleur duo : autour de 3 000 €, 11 chevaux et une mécanique simple qui a fait ses preuves. Plus haut en gamme, la Fantic Caballero 125 Scrambler. Pour une vraie ancienne, une Honda CB 125 Twin ou une Yamaha SR 125 d’occasion. Voici le détail, modèle par modèle, avec mes préférences assumées.
Ce qu’une bonne 125 vintage cache sous le réservoir
Toutes ces motos se conduisent avec le permis A1 ou avec le permis B et la formation de 7 heures, à condition de détenir le permis auto depuis plus de deux ans. La réglementation plafonne la puissance à 15 ch (11 kW). La plupart des néo-rétro tournent entre 10 et 12 ch : de quoi atteindre 100 à 110 km/h, pas davantage. Avant de signer, je regarde quatre points.
- Le moteur : un monocylindre à air suffit en ville et sur départementale. Le refroidissement liquide apporte du répondant sur les longues sorties.
- Le freinage : freinage couplé (CBS) au minimum, ABS si le budget suit.
- La hauteur de selle : sous 780 mm, un petit gabarit pose les deux pieds à plat.
- Le réseau : une marque avec un concessionnaire proche simplifie les révisions et la garantie.
Les meilleures motos vintage 125 neuves, style par style
Six machines sortent du lot, chacune dans sa famille de style : roadster, classique, mini-moto, scrambler et bobber.
Mash Seventy 125 : le roadster des années 70
Conçue par le groupe français SIMA et fabriquée en Chine, la Seventy compte parmi les 125 les plus vendues en France. Son monocylindre à air sort 11,6 ch pour 127 kg, avec un réservoir de 12 litres et une consommation proche de 1,9 l/100 km. Comptez autour de 3 000 € neuve, avec une garantie de 3 ans. Moto honnête, sans fioriture : elle pèse un peu lourd pour sa puissance, rien de rédhibitoire en ville.
Orcal Astor 125 : ma préférée pour le rapport prix et sérieux
Lancée en 2015, l’Astor reprend un monocylindre dérivé de la Yamaha YBR 125, une mécanique qui encaisse les kilomètres sans broncher. Elle développe 11 ch pour environ 125 kg et dépasse les 105 km/h en pointe. Phare rond, jantes à rayons, selle gaufrée, deux gros compteurs : la panoplie années 60 y est complète. Entre 2 800 et 2 900 € selon la version, c’est celle que je conseille en premier à un copain qui débute.
Brixton Cromwell 125 : l’anglaise bien équipée
Dessinée par le groupe autrichien KSR, la Cromwell s’inspire des roadsters anglais des années 60-70, façon Triumph Bonneville. Même recette moteur que l’Astor (11 ch, monocylindre à air) avec un équipement plus moderne : éclairage full LED, compteur LCD, prise USB. Son réservoir de 14 litres autorise environ 400 km entre deux pleins. Prévoyez 3 000 à 3 300 € et vérifiez la présence de l’ABS, proposé en option sur certaines versions.
Honda Dax 125 : la vintage de poche
Sa silhouette de chien saucisse n’a presque pas bougé depuis 1969. Le Dax reprend le monocylindre à air des Monkey et CB125F, réputé pour sa fiabilité, avec un embrayage centrifuge : pas de levier à gauche, on passe les quatre vitesses au pied. Selle à 775 mm, 107 kg, jantes de 12 pouces : il se faufile comme un scooter. En revanche, 9,25 ch et 4 449 € de prix public en font un jouet cher, peu taillé pour le duo.
Fantic Caballero 125 Scrambler : le haut du panier
La Caballero reçoit un monocylindre à refroidissement liquide de 15 ch, soit le maximum autorisé. Elle tient mieux le rythme sur route ouverte que les roadsters à 11 ch et accepte les chemins de terre sans rechigner. Le prix suit : 5 590 € en tarif conseillé. Pour un jeune permis A1 qui avale des kilomètres, c’est l’achat le plus cohérent de la liste.
Hyosung GV125S Bobber : le V-twin des petits gabarits
Rare en 125 : un bicylindre en V à 60°, qui donne à ce bobber une allure de mini Sportster. La selle, à 710 mm du sol, met tout le monde à l’aise à l’arrêt. Contrepartie : 165 kg tous pleins faits pour 13 ch et une consommation autour de 2,7 l/100 km. Comptez 4 000 à 5 000 € selon les stocks. Je le réserve à ceux qui roulent cool et veulent le look custom sans passer au gros cube.
Prix, puissance et poids en un coup d’œil
Les chiffres ci-dessous viennent des fiches constructeurs et des essais publiés. Les prix neufs bougent d’une saison à l’autre, prenez-les comme des ordres de grandeur.
| Modèle | Style | Puissance | Poids | Prix neuf |
|---|---|---|---|---|
| Mash Seventy 125 | Roadster années 70 | 11,6 ch | 127 kg | environ 3 000 € |
| Orcal Astor 125 | Classique années 60 | 11 ch | 125 kg | 2 800 à 2 900 € |
| Brixton Cromwell 125 | Classique anglaise | 11 ch | 123 à 134 kg | 3 000 à 3 300 € |
| Honda Dax 125 | Mini-moto | 9,25 ch | 107 kg | 4 449 € |
| Fantic Caballero 125 Scrambler | Scrambler | 15 ch | non communiqué | 5 590 € |
| Hyosung GV125S Bobber | Bobber | 13 ch | 165 kg | 4 000 à 5 000 € |
Anciennes 125 d’occasion : le vintage d’origine
Le néo-rétro imite. Une vraie ancienne, elle, a vécu. Pour le prix d’une Mash neuve, le marché de l’occasion offre des machines d’époque avec leurs qualités et leurs manies. Mes quatre candidates :
- Honda CB 125 Twin (1977-1988) : un bicylindre 4 temps sur une 125, une rareté à l’époque. Il chante jusqu’à 13 000 tr/min et les pièces se trouvent encore. Comptez 1 500 à 3 000 €.
- Yamaha SR 125 (1982-2003) : un roadster classique au monocylindre simple, parfait pour apprendre la mécanique. Cote habituelle entre 1 000 et 2 500 € selon l’état.
- Suzuki GN 125 : une petite custom rustique, la moins chère du lot, entre 800 et 2 000 €.
- MZ ETZ 125 (1985-1995) : la curiosité est-allemande, un 2 temps de 10 ch réparable avec trois outils, pour un prix d’achat dérisoire.
Sur une ancienne, la corrosion et l’historique d’entretien pèsent plus lourd que l’année. Contrôlez la carte grise : pour rouler avec le permis B et la formation, la puissance ne dépasse pas 11 kW. Gardez aussi quelques centaines d’euros pour la remise en route (pneus, chaîne, freins, batterie).
Laquelle choisir selon votre usage ?
Pour un premier deux-roues en ville avec un budget serré, je prends l’Orcal Astor 125 sans hésiter, la Mash Seventy juste derrière si son look années 70 vous parle davantage. Vous voulez des LED et un peu plus de finition ? La Brixton Cromwell. Vous roulez beaucoup hors agglomération : la Fantic Caballero justifie son prix par ses 15 ch. Pour les petits gabarits, le bobber Hyosung et le Dax règlent la question de la hauteur de selle. Et si vous aimez mettre les mains dans le cambouis, une CB 125 Twin ou une SR 125 bien suivie vous en apprendra plus en un hiver que n’importe quel tutoriel.







